Chirurgie mini invasive

Chirurgie mini invasive

La généralisation depuis plus de 20 ans des techniques arthroscopiques en chirurgie orthopédique (méniscectomie, reconstruction des ligaments croisés du genou, réparation de la coiffe des rotateurs…) a permis d’apprécier leur importance sur la récupération post-opératoire du patient.

Outre la diminution ou la disparition des cicatrices, elles permettent une diminution des douleurs post-opératoires, une rééducation beaucoup plus facile et une récupération fonctionnelle nettement supérieure, tout en assurant une qualité de réparation ou de reconstruction équivalente à celle qui aurait pu être réalisée à ciel ouvert.

Tout naturellement, les chirurgiens ont voulu étendre ces techniques de chirurgie mini invasive aux chirurgies plus lourdes comme la chirurgie prothétique. Leur développement s’est fait à partir du début des années 2000 pour l’implantation des prothèses totales de hanche. En travaillant sur les ancillaires de pose prothétique, sur les voies d’abord et sur les techniques opératoires, nous avons pu progressivement quelque soit la voie d’abord utilisée, réduire la longueur de nos incisions et donc le traumatisme chirurgical tout en gardant la même qualité et la même précision d’implantation de nos prothèses.

Chirurgie mini invasive  - chirurgie orthopédique nice

 L’incision standard de 15 à 20 cm a ainsi pu être réduite à une incision actuellement de l’ordre de 6 à 7 cm chez des patients de corpulence normale. 

J’utilise pour ma part ces techniques depuis 2004. Elles permettent de diminuer la durée d’hospitalisation. L’abandon des cannes est progressivement possible à partir de la 2ème semaine post-opératoire.

Si la réduction de l’abord est moins spectaculaire pour les prothèses totales du genou, des ancillaires spécifiques ont été développés pour les prothèses uni-compartimentales permettant de diminuer la taille de l’incision et surtout d’éviter quasiment tout abord au niveau du quadriceps et de l’appareil extenseur.

Ces techniques de chirurgie mini invasive et leurs bénéfices sont maintenant validés pendant les premiers mois post-opératoires même si au delà d’un an, les résultats convergent avec les technique classiques.

Elles font partie des techniques chirurgicales habituelles et standardisées.